Cycle patrimoine : Vives archives - 2026Édition 2026ExpositionAvec l’aimable autorisation de Sarah Mounia Kachiri

Du 12 au18 octobre | 17h-23h | SOMA
Un programme proposé et commenté par Sarah Mounia Kachiri

Le cinéma amazigh, un cinéma de résistances. Dans le Maroc post-indépendance, la construction d’une identité nationale homogène a longtemps relégué la communauté amazigh, ses langues et ses cultures à la marge de la société. La création cinématographique et vidéographique est alors devenue un espace pour raconter et partager cette altérité.
Le cinéma amazighophone se développe à partir des années 1990, notamment à travers des productions vidéo à petit budget, distribuées en DVD et largement diffusées dans les cafés. Une partie de ces films, aujourd’hui disponibles sur YouTube et parfois regroupés sous le terme « Amazighwood », dessine un monde rural et met en scène des langues régionales, souvent à travers le fantastique et la métaphore, faisant écho aux contes et à la création orale amazigh.
n parallèle, des cinéastes se sont emparés de l’outil cinématographique pour porter des récits autour des résistances et des particularités culturelles du monde amazigh. Cette installation propose un regard sur ces différentes formes de création, qui ont pour point de rencontre l’amazighité, la transmission de sa culture et ses luttes. Amazigh \a.ma.ziʁ\

Sarah Mounia Kachiri est une cinéaste documentariste. Elle se forme à la réalisation à l’école de cinéma autogérée filmArche de Berlin et à l’ESAV Marrakech. Son travail explore les résistances quotidiennes des femmes à travers leurs récits intimes. Elle est aussi la co-fondatrice du collectif Film w Glissa, une plateforme de réflexion autour de la forme cinématographique et dédiée à la diffusion de films indépendants issus du Sud global et de sa diaspora.

Rencontre avec Sarah Mounia Kachiri autours de l’exposition : Vendredi 16 octobre à 17h.

Entrée libre